La cathédrale du Mans est bâtie sur une montagne sacrée.

La cathédrale du Mans , dédiée à Saint-Julien, cumule les styles.

La cathédrale du Mans est bâtie sur l’espace resserré du plateau de Sargé, dans la cité fortifiée du vieux Mans. Un magnifique menhir subsiste témoignant de l’ancienneté préhistorique de cette aire sacrée.

Cliquez sur l’image. La visite virtuelle présente la cathédrale du Mans en trois images sphériques 360°, la nef romane, la croisée du transept et la chapelle mariale aux voûtes ornées d’une fresque remarquable du XIVème. 

Cathédrale du Mans
Le chevet de la Cathédrale saint Julien du Mans, cliquez sur l’image pour visiter l’intérieur.

Consacrée à saint-Julien, la cathédrale fut érigée vers 1060, les travaux s’achevèrent vers 1430, elle ne fut jamais réellement finie par manque de moyen. Sa tour de 64m domine le vieux Mans. Le chevet aux 13 chapelles est soutenu par des arcs-boutants en Y renversés,  uniques dans l’architecture gothique. La cathédrale cumule l’art roman pour sa nef et l’art gothique pour son chœur. Elle abrite les tombes de saint Julien et de Charles d’Anjou.

Vitrail de l'ascension
Le vitrail de l’ascension serait le plus ancien de la cathédrale du Mans. Cliquez sur l’image pour l’ agrandir.

Le vitrail de l’ascension ferme la dernière fenêtre au sud de la nef. Il daterait de 1100 ou 1120. Il est considéré comme le plus ancien vitrail du site.

Les voûtes de la chapelle axiale dédiée à la Vierge sont décorées de 47 anges musiciens. Cette peinture, dissimulée sous un enduit, date de la fin du XIV ème. Elle fut découverte en 1842.

Les orgues installées dans le transept sud, furent réalisées en 1529 et 1535 par le facteur Pierre Bert. Le buffet est de style renaissance.

Dans le flanc sud de la nef le portail sculpté est ouvert sur la rue principale de la vieille ville. La cathédrale du Mans est construite sur le point le plus haut de la ville médiévale.

Vieux mans
Maison à pans de Bois du Vieux Mans

 Une visite du Vieux-Mans est recommandé. Dénommée  Cité Plantagenêt, le quartier historique de la ville fut sauvé de sa destruction programmée grâce à l’initiative de deux familles qui ont œuvré pour sa restauration. La vieille ville est entourée d’une enceinte romaine polychrome bien conservée construite à la fin du IIIe siècle. À l’intérieur de la muraille la plupart des maisons datent de la Renaissance. Certaines maisons à pans de bois sont parfois postérieures à l’époque médiévale.

Le château de Boulogne-sur-mer, un site stratégique…

Le château de Boulogne-sur-mer.

Château de Philippe Hurepel reconverti en musée d’art et d’archéologie après avoir été successivement une caserne puis une prison.
En 1227 Philippe Hurepel fils du roi de France Philippe Auguste fit construire les fortifications et le château d’Aumont ou château de Boulogne-sur-Mer sur le tracé du castrum romain de Bononia. Le chantier dura quatre ans jusqu’en 1231.

La visite virtuelle montre la grande porte, ouvrant sur la vieille ville, entre deux tours cylindriques. Elle présente une vue sur le château à partir du fossé en parti préservé et pénètre dans la cour polygonale. Le château est dépourvu de donjon.

Château de Boulogne-sur-mer
Entrée vers la ville du château

Le site probablement habité dès la préhistoire, puis par les Morins, fût choisi par Jules César pour se préparer à envahir la « Grande Bretagne ». Boulogne était une place stratégique dans la conquête de la Grande Bretagne. Les romains avait construit une haute tour à feu, « la tour d’Ordre », sur les falaises.
Au Moyen âge, Boulogne était le siège du comté. Godefroy de Bouillon, le descendant d’Eustache II Conte de Boulogne y est né. Philippe Hurepel a profité de cette situation stratégique, face à l’Angleterre pour construire cette demeure fortifiée. En 1308 Isabelle de France , fille de Philippe Le Bel et Edouard II d’Angleterre se sont mariés dans l’abbatiale de la Haute Ville.
En 1477 Louis XI a échange le comté de Boulogne et la jugerie de Lauraguais.
Début du XVIe siècle Boulogne a été attaqué par les anglais. La tour d’Ordre fut détruite. La ville est redevenue française grâce à Henri II en 1550.

Vierge nautonière
Retable de la vierge nautonière Boulogne-sur-mer

L’arrivée d’une statue de la vierge sur le rivage en 639 a donné l’impulsion à un important culte marial. Boulogne est devenu un important lieu de pélerinage. Une église gothique prestigieuse y a été édifiée. Elle a été détruite par les différents conflits.

A partir de 1827, l’abbé Haffreingue a mis tout en œuvre pour reconstruire l’édifice dans un style néo-classique.

Plus sur l’histoire du Château comtal de Boulogne sur Mer: http://musee.ville-boulogne-sur-mer.fr/index.php/chateau-comtal

Adresse: Situation sur Google maps

Audinghen, la lumière de l’église Saint-Pierre

Saint-Pierre d’Audinghen la rupture

Annociation mosaique
Mosaïque de Geneviève Andréis

En suivant la départementale qui longe la Côte d’Opale qui peut imaginer en traversant le village rural d’ Audinghen que ses habitants ont, après la seconde guerre mondiale, souhaité rompre avec le passé.
Pendant la guerre, les forces allemandes se concentrent sur Le Cap Gris-Nez point stratégique, sur le territoire de la commune d’Audinghen. Le village en subit les conséquences, évacué, il est rasé lors des bombardements. En 1945 les habitants ne trouvent qu’un tas de ruine et de l’église Saint-Pierre il ne reste rien.
Après la guerre, les villageois reconstruisent leurs maisons et le calvaire à l’entrée du village. Remarquable par sa chapelle moderne de Alexandre Colladant , le mur est orné d’une magnifique mosaïque de Geneviève d’Andréis.

Pour leur église ils acceptent le projet d’ Alexandre Colladant en 1954. L’ architecture est audacieuse et marque la rupture avec le passé.

Audinghen, Eglise saint-Pierre
Fresque de Geneviève d’ Andréis dans l’ église Saint Pierre d’Audinghem

La visite virtuelle 360° montre l’église Saint Pierre d’ Audinghen  vue de l’extérieur et du centre de la nef.   Cliquez sur l’image du Christ ci-dessous.

Des artistes de renommée internationale apportent leur talent. Saint-Pierre d’Audinghen construite en 1960 est résolument une œuvre contemporaine, emplie de symbolisme chrétien. La forme de lyre ajourée du campanile surmontée d’un coq stylisé porte les cloches sur quatre portées entre ses contreforts.

Audinghen, église saint-Pierre
Eglise saint-Pierre d’Audinghen

Visible de loin ce signal inhabituel marque le centre du village. L’église, basse en forme de triangle, s’élèvent doucement vers le ciel. L’appareillage des murs de briques extérieurs, où alternent les croix en relief et les rectangles aveugles ou percés vers l’ intérieur, est animé par lumière du soleil.

Derrière le baptistère entouré d’un bassin, on entre par la pointe ouest du triangle, la nef s’ élargie vers la lumière venue du ciel qui éclaire un Christ démesuré, la fresque est signée Geneviève d’Andréis. Le Christ est entouré de deux mondes, celui d’en bas, le Paradis terrestre, et celui d’en haut avec les anges, de chaque côté de ces deux univers, le monde des élus avec Marie et Saint Pierre.

Mur de Briques
Appareillage de briques de l’église Saint Pierre d’Audinghen

Deux vitraux en dalle de verre, la vierge à gauche et le martyr de Saint Sébastien à droite de la nef apportent une ambiance colorée, créés par Alexandre Colladant et Geneviève Andréis. Le mobilier liturgique est l’oeuvre du sculpteur Eugène Gallé et le chemin de Croix de Marc Babezat.

L’église a été classée monument historique le 2 mai 2006. Peut-on espérer une campagne de restauration pour ce joyaux de l’architecture moderne sur le site des deux caps ?

Audinghen, le calvaire
Calvaire d’Audinghen, Mosaïque de Geneviève Andréis

René Ducourant un peintre généreux

René Ducourant  « Les cantiques de Saint-Léger de Gosnay »

L’artiste René Ducourant, pose dans l’église Saint Léger de Gosnay, au centre de l’oeuvre qu’il a offert pour la rénovation de cette petite église. Cette composition est le fruit de quinze année d’un travail passionné.  C’est son chef-oeuvre, celui de sa vie. Il a fait le don de l’ensemble, mais cette charité va au-delà de l’aspect matériel.

La visite virtuelle de L’unité d’art sacré dans l’église de Gosnay. Cliquez sur l’image ci-dessous.

Eglise Saint-LégerVitrail du Cantiques des Cantiques: C’est le roi Salomon sur sa litière

Ces tableaux et vitraux réunis dans une belle unité, c’est le don de sa personne, le don de son art, le don de sa passion soutenue par sa foi profonde. Probablement la même foi que celle des bâtisseurs de cathédrales qui ont créé tant de chef-d’ œuvres qui nous étonnent encore aujourd’hui.

Pourtant René Ducourant ne cache pas sa déception. En effet la toile centrale du triptyque du chœur , « Le christ crucifié et ressuscité »  a été descendue. Elle est remplacée par une toile ancienne dont la valeur la plus importante est certainement le coût de sa restauration. Puis c’est l’ange porteur et gardien du tabernacle qui disparaît alors même que le chemin de croix qui devait amener vers lui est en cours de finition. Et cela pour laisser la place à autel baroque qui aurait certainement pu trouver sa place ailleurs, mais vient d’ être rénové. Cela illustre l’ incompréhension de certains administratifs face à l’art,  au point de mettre en péril l’intégrité d’une oeuvre sans respect, ni avis de l’artiste.

Pour aller visiter l’Unité d’art sacré de Gosnay , cliquez sur l’image ci-dessous:

logo_gosnay

Google Maps:

Pour situer l’Unité d’art sacré de Gosnay. 

 

Senlis  Château royal et cathédrale

Senlis une cité médiévale de charme

Elle fut demeure des rois de France, Hugues Capet et Charles X. C’est une jolie cité picarde traversée par la Nonette. Senlis est bordée par la forêt de Chantilly, d’ Ermenonville et d’ Halatte. La ville ancienne est circonscrite à l’enceinte médiévale où sont situés les vestiges du château royal et la cathédrale.
Fléche de la cathédraleLa visite virtuelle 360° de la cathédrale de Senlis  offre une vue sur la nef et le choeur,  le collatéral nord le long de nef et sur le déambulatoire sud. Les croisillons du transept, à trois étages, sont composés de deux travées longées de collatéraux ouverts qui supportent les tribunes. La visite permet de zoomer sur la structure complexe des croisées d’ogives.

La cathédrale domine le centre médiéval de sa flèche du XIII ème de 78 m. L’édifice de 76 m de long à l’extérieur n’est pas la construction la plus imposante de l’ architecture gothique, mais ce fut l’une des premières cathédrales gothiques du pays. Édifice du XII ème qui fut profondément remanié au XIII ème par le percement du transept pris dans la longueur de la nef. La nef  est plus courte que le choeur.
Lors d’ un incendie en 1504, provoqué par la foudre, les voûtes se sont effondrées. A la reconstruction la cathédrale connue de nouvelles transformations. Les voûtes furent surélevées de 6 m, les bas côtés de la nef doublés, les façades parées d’un décor flamboyant.

Visite de monuments à la maison

VISITE DE MONUMENTS à la maison EN IMAGE PANORAMIQUE SPHÉRIQUE 360°, ICI LE CHÂTEAU DE CHANTILLY VU DU PARC, VISITE VIRTUELLE RÉALISÉE EN TRÈS HAUTE DÉFINITION.

Visite de monuments

Ce concept de visite est né après de nombreuses heures passées dans un lieu d’une grande beauté, le château de Chantilly: Créer des visites virtuelles de sites et monuments remarquables qui seraient diffusées par internet. L’idée serait de « Visitez sans bouger », « Visite de monuments à la maison », faire son choix bien au chaud, au calme, avant de se rendre sur place.
Les systèmes informatiques actuels permettent de capter puis de diffuser des images d’une très haute qualité grâce au réseau numérique. Des passionnés par la  réalisation d’images 360° visibles sur un écran se sont associés pour réaliser cette idée.

Un oriel offre une vision élargie par sa position  avancée hors de la façade d’un bâtiment, on dit souvent « bow-window » . L’oriel c’est le symbole retenu pour la création de l’association ORIELL, déposée à Saint-Omer. L’objectif est de créer et de publier des visites virtuelles de lieux à découvrir en  France pour les visiter sans bouger de sa maison.

Exemple d’une utilisation de ce genre d’images utilisées pour animer les articles d’un blog régional: www.labelimage.fr