Audinghen, la lumière de l’église Saint-Pierre

Saint-Pierre d’Audinghen la rupture

Annociation mosaique
Mosaïque de Geneviève Andréis

En suivant la départementale qui longe la Côte d’Opale qui peut imaginer en traversant le village rural d’ Audinghen que ses habitants ont, après la seconde guerre mondiale, souhaité rompre avec le passé.
Pendant la guerre, les forces allemandes se concentrent sur Le Cap Gris-Nez point stratégique, sur le territoire de la commune d’Audinghen. Le village en subit les conséquences, évacué, il est rasé lors des bombardements. En 1945 les habitants ne trouvent qu’un tas de ruine et de l’église Saint-Pierre il ne reste rien.
Après la guerre, les villageois reconstruisent leurs maisons et le calvaire à l’entrée du village. Remarquable par sa chapelle moderne de Alexandre Colladant , le mur est orné d’une magnifique mosaïque de Geneviève d’Andréis.

Pour leur église ils acceptent le projet d’ Alexandre Colladant en 1954. L’ architecture est audacieuse et marque la rupture avec le passé.

Audinghen, Eglise saint-Pierre
Fresque de Geneviève d’ Andréis dans l’ église Saint Pierre d’Audinghem

La visite virtuelle 360° montre l’église Saint Pierre d’ Audinghen  vue de l’extérieur et du centre de la nef.   Cliquez sur l’image du Christ ci-dessous.

Des artistes de renommée internationale apportent leur talent. Saint-Pierre d’Audinghen construite en 1960 est résolument une œuvre contemporaine, emplie de symbolisme chrétien. La forme de lyre ajourée du campanile surmontée d’un coq stylisé porte les cloches sur quatre portées entre ses contreforts.

Audinghen, église saint-Pierre
Eglise saint-Pierre d’Audinghen

Visible de loin ce signal inhabituel marque le centre du village. L’église, basse en forme de triangle, s’élèvent doucement vers le ciel. L’appareillage des murs de briques extérieurs, où alternent les croix en relief et les rectangles aveugles ou percés vers l’ intérieur, est animé par lumière du soleil.

Derrière le baptistère entouré d’un bassin, on entre par la pointe ouest du triangle, la nef s’ élargie vers la lumière venue du ciel qui éclaire un Christ démesuré, la fresque est signée Geneviève d’Andréis. Le Christ est entouré de deux mondes, celui d’en bas, le Paradis terrestre, et celui d’en haut avec les anges, de chaque côté de ces deux univers, le monde des élus avec Marie et Saint Pierre.

Mur de Briques
Appareillage de briques de l’église Saint Pierre d’Audinghen

Deux vitraux en dalle de verre, la vierge à gauche et le martyr de Saint Sébastien à droite de la nef apportent une ambiance colorée, créés par Alexandre Colladant et Geneviève Andréis. Le mobilier liturgique est l’oeuvre du sculpteur Eugène Gallé et le chemin de Croix de Marc Babezat.

L’église a été classée monument historique le 2 mai 2006. Peut-on espérer une campagne de restauration pour ce joyaux de l’architecture moderne sur le site des deux caps ?

Audinghen, le calvaire
Calvaire d’Audinghen, Mosaïque de Geneviève Andréis

René Ducourant un peintre généreux

René Ducourant  « Les cantiques de Saint-Léger de Gosnay »

L’artiste René Ducourant, pose dans l’église Saint Léger de Gosnay, au centre de l’oeuvre qu’il a offert pour la rénovation de cette petite église. Cette composition est le fruit de quinze année d’un travail passionné.  C’est son chef-oeuvre, celui de sa vie. Il a fait le don de l’ensemble, mais cette charité va au-delà de l’aspect matériel.

La visite virtuelle de L’unité d’art sacré dans l’église de Gosnay. Cliquez sur l’image ci-dessous.

Eglise Saint-LégerVitrail du Cantiques des Cantiques: C’est le roi Salomon sur sa litière

Ces tableaux et vitraux réunis dans une belle unité, c’est le don de sa personne, le don de son art, le don de sa passion soutenue par sa foi profonde. Probablement la même foi que celle des bâtisseurs de cathédrales qui ont créé tant de chef-d’ œuvres qui nous étonnent encore aujourd’hui.

Pourtant René Ducourant ne cache pas sa déception. En effet la toile centrale du triptyque du chœur , « Le christ crucifié et ressuscité »  a été descendue. Elle est remplacée par une toile ancienne dont la valeur la plus importante est certainement le coût de sa restauration. Puis c’est l’ange porteur et gardien du tabernacle qui disparaît alors même que le chemin de croix qui devait amener vers lui est en cours de finition. Et cela pour laisser la place à autel baroque qui aurait certainement pu trouver sa place ailleurs, mais vient d’ être rénové. Cela illustre l’ incompréhension de certains administratifs face à l’art,  au point de mettre en péril l’intégrité d’une oeuvre sans respect, ni avis de l’artiste.

Pour aller visiter l’Unité d’art sacré de Gosnay , cliquez sur l’image ci-dessous:

logo_gosnay

Google Maps:

Pour situer l’Unité d’art sacré de Gosnay. 

 

Senlis  Château royal et cathédrale

Senlis une cité médiévale de charme

Elle fut demeure des rois de France, Hugues Capet et Charles X. C’est une jolie cité picarde traversée par la Nonette. Senlis est bordée par la forêt de Chantilly, d’ Ermenonville et d’ Halatte. La ville ancienne est circonscrite à l’enceinte médiévale où sont situés les vestiges du château royal et la cathédrale.
Fléche de la cathédraleLa visite virtuelle 360° de la cathédrale de Senlis  offre une vue sur la nef et le choeur,  le collatéral nord le long de nef et sur le déambulatoire sud. Les croisillons du transept, à trois étages, sont composés de deux travées longées de collatéraux ouverts qui supportent les tribunes. La visite permet de zoomer sur la structure complexe des croisées d’ogives.

La cathédrale domine le centre médiéval de sa flèche du XIII ème de 78 m. L’édifice de 76 m de long à l’extérieur n’est pas la construction la plus imposante de l’ architecture gothique, mais ce fut l’une des premières cathédrales gothiques du pays. Édifice du XII ème qui fut profondément remanié au XIII ème par le percement du transept pris dans la longueur de la nef. La nef  est plus courte que le choeur.
Lors d’ un incendie en 1504, provoqué par la foudre, les voûtes se sont effondrées. A la reconstruction la cathédrale connue de nouvelles transformations. Les voûtes furent surélevées de 6 m, les bas côtés de la nef doublés, les façades parées d’un décor flamboyant.